Pas de Frais de Dossier

GARDERIE

10504794_919366918079712_5879937698813113530_oPasser du monde de l’automobile à une auto entreprise dédiée aux animaux, avouez qu’il fallait le faire. Jean Rigalle, de Bruay, n’a pas hésité une seconde en proposant un service inédit aux propriétaires d’animaux qui partent en vacances en créant un réseau de famille d’accueil. Après de timides débuts, l’affaire roule.
à l’origine de tout : une triste mésaventure. Le chien de Jean, un setter Irlandais, s’est fait percuter par une voiture en 2003. Faute de moyen de transport à ce moment-là, le Bruaysien qui habite dans le quartier Marmottan n’a pu amener chez le vétérinaire son chien qui est mort le jour même. « Je ne comprenais pas qu’il n’y ait pas d’ambulance animalière », explique-t-il aujourd’hui.

Constat d’urgence
Rapidement il se rapproche des milieux animaliers (chenil, vétérinaire, toiletteur etc.) et un autre constat d’urgence s’impose : « On a compris qu’il y avait un vrai manque de place dans le domaine de la garderie en cas de départ en vacances ». Avec Philippe Vandomme (qui est depuis parti vers d’autres activités) ils lancent les premières bases de l’aventure en 2005 et trouvent face à eux de l’étonnement devant cette idée : « À la CCI, ils n’avaient pas de code d’activité pour ce genre de chose. En proposant des familles d’accueil, on innovait. Ce n’était pas de la simple garderie dans un box. » Comme AllôAnimaux est une création de société, Jean doit faire des formations, pour recevoir notamment l’agrémentation de transport animalier. Dans l’univers animalier, il doit faire ses preuves : « Les vétérinaires ne vont pas envoyer l’animal de leur client sans savoir ce qui est fait réellement.
» Il évoque un véritable cahier des charges à remplir : « Chaque animal a son public. Par exemple, dans nos familles d’accueil, on ne va pas mettre un labrador chez une dame âgée. » De même, il assure qu’il n’y a à chaque fois qu’un seul animal par foyer. « Il ne faut surtout pas faire n’importe quoi entre mâles et femelles. Ou ne serait-ce que pour la nourriture appropriée à chaque type d’animal. » C’est d’ailleurs pour cela qu’il demande aux propriétaires de laisser les croquettes habituelles de leur animal quand ils le laissent chez AllôAnimaux : « Au début, on apportait les croquettes de notre choix mais on a eu des soucis car cela allait à l’encontre du régime du chien ou du chat et causait des problèmes au niveau des selles.
» Croquettes, collier, laisse, gamelle, panier, jouets, Jean demande le maximum de choses pour ne pas dépayser l’animal qui se retrouve du jour au lendemain dans une famille d’accueil. Pour quelques jours… ou quelques mois. « On travaille tout au long de l’année par exemple lorsque les gens sont hospitalisés pendant de longues durées à Beuvry. Il est même arrivé qu’il y ait un pincement au coeur quand la famille d’accueil doit rendre l’animal. Vous savez, c’est plus une passion qu’autre chose. On n’est pas millionnaires quand on garde un animal. » Et on évite un abandon sur le bord de la route l’été.

Maxime PRUVOST
L’avenir de l’Artois

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